Tonneins : radon, argiles et DPE, ce que révèle la photographie locale de 2026
À Tonneins, la photographie datée du 7 octobre 2026 repose sur une extraction ADEME du 28 septembre réunissant 1 996 diagnostics enregistrés. Leur lecture avec les risques recensés distingue le potentiel radon renseigné, la zone sismique non renseignée et l'absence de donnée spécifique sur les argiles.

1 996 diagnostics enregistrés composent la photographie du parc immobilier diagnostiqué à Tonneins, datée du 7 octobre 2026. Cette analyse utilise la dernière extraction ADEME disponible dans les faits fournis, celle du 28 septembre 2026. Son enjeu local est de rapprocher les résultats énergétiques des informations relatives aux risques naturels et sanitaires, sans leur faire dire davantage que ce qu'elles contiennent. Le potentiel radon est renseigné à 1, la zone sismique ne l'est pas et aucune donnée spécifique aux argiles n'est fournie. Ces différences de documentation commandent la lecture : un indicateur renseigné, une information manquante et une famille générale de risques ne sont pas interchangeables.
À Tonneins, cinq familles de risques à rapprocher de 1 996 diagnostics
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Tonneins |
|---|---|
| A | 26 |
| B | 100 |
| C | 617 |
| D | 703 |
| E | 378 |
| F | 132 |
| G | 40 |
Géorisques recense pour Tonneins cinq familles : inondation, mouvement de terrain, risque industriel, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses. Cette liste apporte un contexte au parc diagnostiqué, mais les faits fournis ne comportent pas de correspondance entre chaque diagnostic et une exposition précise. Il n'est donc pas possible de compter les diagnostics concernés par chacune de ces familles, ni de calculer leur répartition énergétique. Le croisement proposé ici est une lecture conjointe de deux ensembles d'informations locales, pas un appariement à l'adresse. Il permet de préciser les questions documentées et les angles morts, sans attribuer automatiquement les risques recensés à tous les biens du corpus.
- Périmètre communal : Tonneins, dans le Lot-et-Garonne, code INSEE 47310 ; population de référence du jeu local : 9 459 habitants.
- Base énergétique : 1 996 diagnostics enregistrés, avec la possibilité qu'un même logement apparaisse plusieurs fois.
- Risques recensés : inondation, mouvement de terrain, risque industriel, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses.
- Informations distinctes : potentiel radon 1 ; zone sismique non renseignée ; aucune donnée spécifique aux argiles fournie.
Potentiel radon 1 : un repère local, sans mesure par logement
Le potentiel radon indiqué pour Tonneins est de 1. C'est la seule valeur relative au radon présente dans les faits fournis. Elle ne s'accompagne ni de mesures dans les logements, ni d'une ventilation par secteur, ni d'un rapprochement avec les étiquettes énergétiques. L'analyse doit donc conserver la formulation exacte de cet indicateur, sans le traduire en concentration, en appréciation sanitaire individuelle ou en absence de risque. Un diagnostic classé A, D ou G ne dispose ici d'aucune mesure radon associée. Réciproquement, le potentiel communal ne permet pas de modifier l'interprétation de son étiquette énergétique ni de distinguer un groupe de logements dans la base.
Cette séparation entre informations est particulièrement importante dans un corpus où le bâti ancien occupe une place notable. Les constructions antérieures à 1949 représentent 44,0 % selon les repères fournis, mais aucun résultat ne relie leur ancienneté au radon. On ne peut donc pas présenter ces constructions comme davantage concernées sur la seule base de leur période. La même prudence vaut pour les maisons individuelles, qui représentent 60,7 % du corpus : leur poids décrit la composition du parc diagnostiqué, pas une exposition sanitaire mesurée. Concrètement, la photographie répond à la question du potentiel radon renseigné pour la commune, mais pas à celle de la situation intérieure d'un bien particulier.
Argiles et zone sismique : deux limites explicites du dossier local
La question des argiles ne peut pas recevoir ici de réponse chiffrée. Les faits autorisés mentionnent la famille « mouvement de terrain », mais ne donnent ni indicateur propre aux argiles, ni niveau d'exposition, ni répartition spatiale correspondante. Assimiler cette famille générale à une caractérisation des argiles ajouterait une information absente. Il serait tout aussi infondé d'en déduire un nombre de maisons concernées ou un lien avec les diagnostics les moins performants. Le constat éditorial est donc celui d'une limite documentaire : les argiles font partie des questions posées par cet angle d'analyse, mais leur situation locale n'est pas décrite dans les données mises à disposition.
La zone sismique est, elle, explicitement non renseignée. Cette mention ne signifie ni une valeur nulle, ni un classement que l'on pourrait reconstituer à partir des autres risques. Elle doit rester visible, plutôt que d'être remplacée par une estimation. Les diagnostics énergétiques ne comblent pas cette lacune : aucune des classes A à G ne fournit ici une information sur la sismicité. Dans une lecture immobilière concrète, le dossier rassemble donc des renseignements de portées différentes. Certains décrivent les performances enregistrées, d'autres le contexte des risques, tandis que la sismicité demeure sans valeur fournie. Les réunir dans une même analyse n'autorise pas à substituer les uns aux autres.
71,9 % de bâti antérieur à 1975, sans lien causal établi avec les risques
L'ancienneté du bâti donne une profondeur à cette lecture des risques, à condition de ne pas la transformer en preuve d'exposition. Le jeu local indique 44,0 % de bâti antérieur à 1949, 71,9 % antérieur à 1975 et 93,4 % relevant de périodes antérieures à 2001. Il identifie aussi « avant 1948 » comme période dominante, à 44,0 % du corpus géolocalisé. Ces libellés sont conservés tels qu'ils sont fournis : « avant 1948 » et « antérieur à 1949 » ne doivent pas être fusionnés dans une nouvelle catégorie reconstruite. Les repères décrivent un corpus largement antérieur à 2001, sans renseigner l'état de chaque bâtiment face aux risques recensés.
Ni cette ancienneté ni la part des maisons individuelles ne permettent d'attribuer les résultats énergétiques aux risques naturels. Les données ne croisent pas la période de construction, l'étiquette et l'exposition à l'inondation ou aux mouvements de terrain. Elles ne permettent donc pas d'affirmer que les bâtiments anciens concentrent les classes F et G, ni que ces classes seraient plus présentes dans les espaces concernés par un risque. La conséquence méthodologique est précise : ancienneté, forme du bâti, énergie et risques peuvent être présentés côte à côte comme des dimensions du dossier local. Leur coexistence dans la photographie ne démontre pas de relation statistique entre elles, encore moins de causalité.
172 diagnostics F ou G, sans répartition connue par exposition
Les classes F et G réunissent 172 diagnostics, soit 8,6 % des enregistrements : 132 sont classés F et 40 classés G. La classe E en compte 378, soit 18,9 %. Ces chiffres donnent la place des étiquettes les moins performantes dans la base, mais pas leur localisation au regard des risques. On ne sait pas combien de ces enregistrements correspondent à des biens associés à chacune des cinq familles recensées par Géorisques. On ne connaît pas non plus le nombre de logements uniques derrière ces diagnostics. Parler de 172 logements exposés ou de 172 logements distincts dépasserait donc, dans les deux cas, ce que les faits permettent d'établir.
L'ensemble de la distribution doit rester présent pour éviter de résumer Tonneins aux seules classes F et G. La base compte 26 diagnostics A, 100 B, 617 C et 703 D, en plus des classes E, F et G. La classe D est ainsi la plus représentée dans les enregistrements fournis. Cette distribution décrit des performances énergétiques enregistrées, sans établir de hiérarchie entre les biens sur le radon, les argiles ou la sismicité. Une étiquette plus favorable ne peut pas être présentée, à partir de ce dossier, comme une garantie face aux risques locaux. À l'inverse, une étiquette défavorable ne documente pas à elle seule une exposition naturelle ou sanitaire.
- A : 26 diagnostics, soit 1,3 % ; B : 100 diagnostics, soit 5,0 %.
- C : 617 diagnostics, soit 30,9 % ; D : 703 diagnostics, soit 35,2 %.
- E : 378 diagnostics, soit 18,9 %.
- F : 132 diagnostics, soit 6,6 % ; G : 40 diagnostics, soit 2,0 %.
Mairie-Centre Ville et Ayet-Unet : des secteurs sans ventilation des risques
Quatre secteurs IRIS figurent dans le périmètre analysé : Mairie-Centre Ville, Germillac-Bel-Air, La Queille-Grand Jean et Ayet-Unet. Leur présence donne les noms des secteurs étudiés, mais aucun effectif de diagnostics ni aucune distribution d'étiquettes par secteur ne sont fournis. Aucun détail n'associe non plus un secteur au radon, aux argiles, à la sismicité ou à l'une des cinq familles de risques recensées. Il n'est donc pas possible de désigner un secteur plus exposé, plus performant ou plus ancien que les autres. Les noms servent ici à préciser le périmètre de l'analyse locale, non à produire une comparaison que les chiffres disponibles ne permettraient pas de vérifier.
La méthode repose ainsi sur plusieurs niveaux qu'il faut garder séparés : la commune pour le contexte local, la base de diagnostics pour les effectifs énergétiques et le corpus géolocalisé pour la période dominante mentionnée. La population de référence, 9 459 habitants, ne fournit pas le nombre de logements de Tonneins. Elle ne peut donc pas servir à calculer la part du parc couverte par les 1 996 enregistrements. Les répétitions possibles d'un même logement constituent une seconde limite à un tel calcul. Cette photographie est celle du parc diagnostiqué dans le jeu fourni ; sa représentativité par rapport à l'ensemble des logements communaux n'est pas quantifiée par les faits disponibles.
191 kWh/m²/an : une médiane énergétique, pas un indicateur de risque
La consommation médiane ressort à 191 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 1 409 euros. La surface médiane est de 80 m². Ces trois valeurs apportent des repères sur le corpus, mais elles ne décrivent pas nécessairement le même bien. Les assembler pour fabriquer le portrait chiffré d'une maison précise serait une reconstruction non étayée. Leur portée reste énergétique et descriptive : aucune donnée ne les met en relation avec le potentiel radon ou avec les risques recensés. Le montant annuel demeure par ailleurs une estimation médiane fournie dans le jeu, pas une dépense promise pour un logement ni un coût associé à son exposition.
Le gaz naturel est le chauffage principal mis en avant dans l'extraction, avec 901 diagnostics. Là encore, le décompte porte sur des enregistrements et non sur 901 logements nécessairement distincts. Aucun croisement n'est fourni entre ce chauffage, les périodes de construction, les secteurs IRIS ou les classes énergétiques. Il n'est pas davantage relié aux informations sur les risques naturels et sanitaires. Pour comprendre le parc diagnostiqué, ce repère complète utilement la part de maisons individuelles et les médianes, mais il ne permet pas d'expliquer à lui seul les résultats DPE. Le dossier ne fournit pas non plus de base pour chiffrer des travaux, annoncer une économie ou prévoir une évolution d'étiquette.
Location et vente : des conséquences énergétiques distinctes du dossier des risques
Les conséquences réglementaires fournies concernent les étiquettes énergétiques et doivent rester distinctes de l'analyse des risques. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À Tonneins, les 40 diagnostics G, les 132 F et les 378 E donnent des effectifs d'enregistrements correspondant à ces classes, sans mesurer le nombre de locations concernées. La base ne précise ni quels biens font l'objet d'un nouveau bail ni combien de logements uniques se trouvent derrière chaque total. Ces nombres ne constituent donc pas un décompte de situations locatives.
Pour la vente, l'audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l'entrée de la classe E dans ce périmètre depuis le 1er janvier 2025. La part locale de maisons individuelles ne suffit pas à compter les ventes concernées : aucun croisement avec les étiquettes et aucune donnée de vente ne sont fournis. Au 7 octobre 2026, l'apport de cette analyse est donc délimité : documenter les performances enregistrées, exposer le contexte des risques et rendre visibles les informations manquantes. Elle ne décrit pas un événement municipal, ne qualifie pas chaque logement et ne remplace pas les données individuelles absentes du dossier.
- Pour lire un effectif : conserver le terme « diagnostics enregistrés », sauf donnée explicite sur des logements uniques.
- Pour lire un risque : distinguer une famille recensée, le potentiel radon renseigné et les informations absentes sur les argiles ou la zone sismique.
- Pour lire une conséquence réglementaire : respecter le périmètre fourni, nouveau bail pour le critère de décence énergétique et vente des catégories de biens indiquées pour l'audit.
Questions fréquentes
Les 1 996 diagnostics correspondent-ils à 1 996 logements de Tonneins ?
Non. La base contient 1 996 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques, ni la part de l'ensemble du parc communal couverte par cette extraction.
Que sait-on du radon, des argiles et de la zone sismique ?
Le potentiel radon est renseigné à 1. La zone sismique est non renseignée et aucune donnée spécifique aux argiles n'est fournie. La famille « mouvement de terrain » figure parmi les risques recensés, sans caractérisation propre aux argiles dans ce dossier.
Peut-on localiser les diagnostics F et G dans les secteurs exposés ?
Non. Les 172 diagnostics F ou G représentent 8,6 % des enregistrements, mais aucune répartition croisant étiquettes, secteurs IRIS et risques n'est fournie. Il est donc impossible d'en déduire un nombre de diagnostics, ou de logements uniques, par exposition.